Contrats européens

Horizon 2020

UNTANGLED

Subvention européenne

Responsable scientifique LÉO : Isabelle RABAUD
Montant total : 2 993 459€
Montant LEO : 70 516€
Durée : 01/02/2021 au 31/01/2024

Ce projet de recherche pluridisciplinaire associe quatorze universités et centres de recherche en économie et en sociologie, principalement européens (KU Leuven, LISER du Luxembourg, IBS de Pologne, wiw de Vienne, ZSI de Vienne, ESRI de Dublin, UNIPG de Perugia, POLIMI de Milan, RWI de Leibniz, Aldgate de Pologne), mais associant également l'Afrique du Sud (UCT), la Colombie (Fedesarrollo) et la Chine (IPLE-CASS). Le LEO y contribue par son expertise reconnue sur les questions relatives aux conséquences économiques et sociales de la mondialisation. Quatre chercheurs de l'équipe EI2D participent au projet : Isabelle RABAUD, Marcel VOIA, Camelia TURCU et Daniel MIRZA. Une post-doctorante, Aya ELEWA, contribuera également au projet.

L’objectif du projet consiste à caractériser les modifications dans les occupations et la qualification des emplois offerts en Europe en relation avec les nouvelles transitions liées à la digitalisation, aux évolutions démographiques et à la mondialisation. Le projet poursuit trois objectifs :

(1) fournir des analyses détaillées aux niveaux macroéconomique, régional, sectoriel et microéconomique des effets de ces tendances sur le marché du travail et les inégalités, en identifiant les gagnants et les perdants ;
(2) développer des scénarios fondés sur des modèles concernant les impacts de ces tendances sur diverses sous-populations, secteurs d’activité et régions, dans les décennies à venir ;
(3) développer des recommandations de politique économique pour favoriser la prospérité partagée.

En Europe, les chocs commerciaux liés à la mondialisation provoquent une relocalisation des emplois entre les activités. En parallèle, les changements démographiques induits par le vieillissement de la population créent de nouvelles opportunités d’emplois. Ces tendances peuvent renforcer les pénuries de qualification sur le marché du travail. L’objectif de nos travaux consiste à analyser l’impact de l’effet de composition des travailleurs immigrés sur les marchés européens du travail.

Deux articles sont en cours de rédaction. Dans le premier, Aya ELEWA, Isabelle RABAUD et Marcel VOIA s’intéressent à l’effet de composition des travailleurs immigrés en Europe selon leur région d’origine et se centrent sur les distributions des salaires et des qualifications (skills). Ils appliquent un modèle de sélection à la Heckman sur la base de données PIAAC de l’OCDE. Ils mettent en évidence le rôle des qualifications, du genre et de la région d’origine dans les différences des salaires entre natifs et migrants résidant et travaillant en Europe. Ils mesurent également l’écart des salaires en défaveur des immigrants pour les catégories hautement qualifiées (éducation universitaire) provenant des pays à revenus faibles et intermédiaires.

Dans la deuxième contribution, en cours de rédactions, Aya ELEWA, Ludivine MARTIN, Isabelle RABAUD et Marcel VOIA s’intéressent aux qualifications et occupations dans lesquelles les travailleurs immigrés sont sur- ou sous-représentés par rapport aux natifs en Europe. Ils travaillent pour cela sur la base des micro-données LFS (Labour Force Survey) d’Eurostat qu’ils comparent aux recensements des migrants effectués par l’OCDE pour les années 2000, 2010 et 2020.